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Lutte contre le dopage
Définition du dopage
Le dopage est le fait d’administrer, de façon intentionnelle ou non, d’inciter l’usage, de faciliter l’utilisation, en vue d’une compétition sportive, de substances ou de procédés de nature à accroitre artificiellement les capacités physiques d’une personne ou d’un animal ou à masquer leur emploi en vue d’un contrôle.
Dans les sports équestres, l’athlète peut aussi bien être le cavalier que le cheval.
Les raisons de l’interdiction
Le dopage est un procédé contraire à la loyauté des compétitions et à l’égalité entre les compétiteurs. Cette pratique nuit également à la santé des athlètes.
La lutte contre le dopage favorise l’équité sportive et préserve le bien-être animal. elle fait donc l’objet d’une politique prioritaire à laquelle contribue la Fédération Française d’Equitation (FFE), en collaboration avec l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) et le ministère chargé des sports.
Pour rappel, le sportif est responsable de toutes substances retrouvées dans son organisme indépendamment de la manière dont la substance s’y est retrouvée (intentionnellement ou non).
Les violations des règles antidopage (VRAD)
Les dispositions du code mondial antidopage et du code du sport prévoient 11 violations des règles antidopage pour le dopage humain :
Les substances interdites - Pour le cavalier
Les substances interdites sont les mêmes au niveau national et international, la liste est fixée par le code de l’agence mondiale antidopage (WADA). Chaque année cette liste est révisée et distingue :
Afin de savoir si un médicament contient une substance interdite, vous pouvez consulter le site de l’AFLD:
Les substances interdites - Pour l'équidé
Les substances interdites ne sont pas les mêmes au niveau national et international. en France, la liste est fixée par l’arrêté du 2 mai 2011. Son interprétation requiert néanmoins l’aide d’un vétérinaire car la liste fait référence à des catégories de substances et non aux molécules telles qu’elles sont indiquées sur les emballages de médicaments.
A l’international, la liste est fixée par la fédération Equestre Internationale (FEI). Elle est révisée chaque année et distingue :
Les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques
En dopage humain, des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) peuvent être délivrées.
Ces autorisations donnent la possibilité à l’athlète, dont un état pathologique a été diagnostiqué, de suivre un traitement nécessitant l’utilisation d’une substance ou d’une méthode interdite.
L’athlète devra, préalablement à la prise de la substance figurant sur la liste des interdictions, formuler une demande d’AUT à la FFE ou FEI selon son niveau.
Compléments alimentaires
Les compléments alimentaires peuvent également présenter des risques pour la santé et des risques de dopage. Néanmoins, il n’existe aucune réglementation qui puisse garantir qu’un complément ne contienne pas de substances interdites.
Pour cela, plusieurs pays se sont mobilisés afin de proposer un cadre de bonnes pratiques pour limiter les risques de présence de substances dopantes dans les aliments et compléments alimentaires destinés aux sportifs : norme européenne NF en 17444.
Les contrôles anti-dopage
En France, les contrôles sont effectués par des vétérinaires agréées par l’AFLD. Les contrôles peuvent être diligentés dans les enceintes sportives en compétition quel que soit le niveau d’épreuve, à l’entrainement ou dans les lieux de garde des équidés. Ce contrôle peut être fait de manière aléatoire, selon le classement ou l’établissement d’un nouveau record ou encore ciblé par le vétérinaire chargé du contrôle.
A l’international, le contrôle anti-dopage est régi par le Equine Anti-doping & Controlled Medication Regulations.
Les consommateurs et fabricants concernés peuvent désormais s’appuyer sur ce document.
Signalement de faits de dopage
Lorsqu’une personne a connaissance de tout élément permettant d’avoir un doute, une suspicion envers une autre personne, il est possible de le signaler sur le site de l’AFLD ou de l'Agence Mondiale Antidopage.
Sanctions - Dopage humain
En cas de test anti-dopage positif, la commission des sanctions de l’AFLD peut prononcer des sanctions administratives.
La commission des sanctions de l’AFLD peut prononcer à l’encontre du sportif :
La commission peut également prononcer des pénalités sportives telles qu’un déclassement, disqualification ou encore annulation des résultats.
Sanctions - Dopage humain
L’AFLD peut interdire provisoirement, temporairement ou définitivement au propriétaire ou à l’entraîneur d’un équidé auquel a été administré une substance prohibé ou appliqué un procédé interdit, de le faire participer aux compétitions et manifestations.
Par ailleurs, le propriétaire, l’entraîneur et le cas échéant le sportif qui ont enfreint ou tenté d’enfreindre les règles antidopage, peuvent se voir appliquer les sanctions suivantes :
Attention, les manquements à la règlementation anti-dopage sont également passibles de sanctions pénales devant les juridictions répressives.
Procédure de réengagement
Pour reprendre la compétition, les chevaux qui ont été suspendus après une procédure devant la commission de lutte contre le dopage animal doivent faire l’objet d’un nouveau contrôle selon les dispositions de l’article R.241-26 du Code du sport.
Cette procédure vise à s’assurer que le cheval est bien négatif aux produits dopants.
Comment éviter la contamination accidentelle ?
Il peut arriver qu’un test anti-dopage se révèle positif à cause d’une contamination involontaire de l’animal. Pourtant, des gestes simples peuvent éviter la contamination accidentelle.
Veillez à ce que chaque cheval soit nourri dans sa propre mangeoire, ou qu'un seau lui soit attribué. Si un cheval suit un traitement vétérinaire, utilisez un seau spécifique afin que les médicaments ne soient pas au contact de la mangeoire, nettoyez et désinfectez systématiquement le seau et le boxe occupé par le cheval malade avant d'y introduire un cheval sain.
Vérifiez que le boxe que vous avez loué est propre, faites boire et manger votre cheval dans un seau que vous avez apporté, et veillez à ce que les granulés que vous lui donnez sont certifiés exempts de produits dopants. Si le cheval a récemment suivi un traitement vétérinaire, soyez vigilant au délai de rémanence des médicaments. Ne pas uriner dans le boxe, surtout lorsqu'on suit un traitement médical, car des résidus de médicaments se retrouveront dans la paille, que le cheval est susceptible de manger.