

Les finales de la Coupe du monde FEI de saut d'obstacles, dressage et voltige se tiendront à Bâle du 2 au 6 avril prochain. Retrouvez ci-dessous l'interview de Pauline Basquin, la seconde Tricolore en lice en dressage. L'écuyère du Cadre noir participera avec son finaliste olympique Sertorius de Rima Z*IFCE (propriété de l'Institut français du cheval et de l'équitation).
Vous allez participer à votre première finale de la Coupe du monde, un nouvel accomplissement dans votre parcours aux côtés de Sertorius de Rima Z*IFCE. Quel regard portez-vous sur toute cette évolution et cette qualification ?
Je suis contente de cette qualification. C’est notre objectif de sortie d’hiver, mais j’ai toujours dit que je n’irai pas la chercher coûte que coûte. Je souhaitais participer à quatre étapes qualificatives, pas plus, pour préserver mon cheval. J’avais échangé avec Jean Morel, notre sélectionneur, et il est clair depuis le début que les championnats d’Europe, fin août en France, sont le principal objectif de notre saison. Je suis donc ravie de pouvoir prendre part à la finale en ayant conservé ma ligne de conduite. C’est une belle récompense et un vrai travail d’équipe, entamé avec le staff fédéral il y a maintenant trois ans. Cela consacre également le travail effectué au quotidien au Cadre noir de Saumur, sur le site de l’Institut français du cheval et de l’équitation, qui me soutient, avec tous ceux qui sont à mes côtés, dont mon groom Rodrigue Guyon. Sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui. Sertorius est un petit cheval exceptionnel, parti de pas grand-chose. Je ne sais pas où il va s’arrêter, je sens qu’il a envie ! Il répond toujours présent et nous montre qu’il est bien là, en grande forme même s’il prend de l’âge.
Vous avez remporté l’étape qualificative de Madrid. Pouvez-vous revenir sur cette performance historique et l’expérience engrangée ?
Nous avons gagné même si ce n’était pas forcément notre meilleur score et ni notre meilleure reprise. Cependant, remporter une étape Coupe du monde n’est pas anodin, cela montre que nous sommes capables de le faire et qu’il faut compter sur nous, les Français ! Honnêtement, j’ai ressenti moins de pression lors de cette étape, où j’arrivais en favorite, qu’à celle de Lyon. En effet, cette dernière venait peu de temps après les Jeux olympiques, c’était aussi en France et je savais que j’étais attendue, qu’il ne fallait pas que je me rate ! Nous serons deux Français en finale, c’est aussi historique. Nous arrivons petit à petit à monter dans la hiérarchie mondiale. Depuis la Coupe des nations remportée à Rotterdam, en 2023, l’équipe de France montre une belle régularité en championnat.
Quelle est votre ambition pour la finale ?
Terminer dans le top dix. La concurrence sera relevée, j’aimerais bien dépasser une nouvelle fois les 80% dans la Libre, voire les 81%.
Vous avez pris part à l’étape Coupe du monde sur cette même piste bâloise en début d’année. Qu’avez-vous pensé de la compétition et à quoi vous attendez-vous pour ce rendez-vous ?
L’objectif de participer à l’étape de Bâle en début d’année était de pouvoir découvrir la piste, en vue de la finale. Elle est particulièrement petite et enclavée. Cela va être à moi de préparer Sertorius en conséquence, pour lui donner confiance. Il va falloir faire attention à ce qu’il ne se cache pas et qu’il ose s’exprimer.
La France sera représentée en dressage, saut d’obstacles et voltige. En quoi cette émulation tricolore, entre athlètes de différentes disciplines, peut-elle être bénéfique ?
Oui, c’est évident que cela sera bénéfique. J’aime beaucoup les compétitions par équipes, cela me porte. Par ailleurs, je connais Quentin Jabet et le staff de voltige, puisque le Pôle France de la discipline est à Saumur. Cela sera donc un vrai avantage pour moi d’évoluer dans cette ambiance. Et je suis très fière que nous soyons deux Français qualifiés en dressage.