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FFE|Culture et patrimoine
23/01/2026
Hommage à Nicolas Blondeau
© Ecole Blondeau Saumur / DR

Hommage à Nicolas Blondeau

La Fédération Française d’Équitation a appris avec une profonde tristesse le décès soudain de Nicolas Blondeau, survenu le 22 janvier 2026 à l’âge de 70 ans. Personnalité majeure du monde équestre, il a marqué des générations de cavaliers, professionnels et amateurs.

Nicolas Blondeau a dédié sa vie aux chevaux, pratiquant avec succès les trois disciplines olympiques, évoluant dans le milieu des courses hippiques en étant gentleman-rider notamment, toujours animé par l’amour des chevaux et la recherche de leur compréhension.

Pédagogue passionné, il a développé la méthode Blondeau, devenue une référence en équitation éthologique et qu’il transmettait au sein de l’École Blondeau, située à Saumur (72). En 2019, un partenariat était signé entre la Fédération et l’École Blondeau, axé sur la compréhension de la collaboration entre le cavalier et le cheval, le partage des connaissances scientifiques ainsi que la formation des enseignants, futurs enseignants et cavaliers. « La méthode Blondeau, c’est notre culture commune, le prolongement de la tradition équestre française », expliquait alors Nicolas Blondeau. « Il s’agit de retrouver l’esprit de nos ancêtres qui partageaient tout avec les chevaux, l’esprit dans lequel il convient de demander au cheval de collaborer avec son cavalier. » 

Frédéric Bouix, président de la FFE, Sophie Dubourg, directrice technique nationale, ainsi que l’ensemble des élus de la FFE, adressent à sa femme Florence, leurs enfants, ainsi qu’à ses proches, leurs plus sincères condoléances. 

L'hommage de la Commission Culture et Patrimoine de la Fédération Française d’Équitation

Il y a des hommes dont la disparition laisse un silence particulier : un silence qui n’éteint pas leur voix, mais au contraire la rend plus audible. Nicolas Blondeau était de ceux-là. Dans un paysage équestre parfois pressé, il incarnait une présence rare : une culture profonde, tenue avec pudeur, et une exigence de terrain, tenue avec constance.

On pouvait le croire discret, presque en retrait. C’était l’inverse : il occupait l’essentiel. Sa manière d’être disait déjà sa manière de faire. Pas de posture, pas d’effet. Une attention intransigeante au cheval, et à ce qu’il révèle lorsque l’humain cesse de vouloir “prendre” pour apprendre à construire. Sa timidité apparente n’était pas une hésitation : c’était une délicatesse. Et sa délicatesse portait une autorité calme, une autorité qui ne s’impose pas — elle convainc.

Nicolas Blondeau était un homme de livres, mais jamais enfermé dans les livres. Il savait convoquer les maîtres d’hier, les principes de l’équitation de tradition française, et les ramener là où ils doivent vivre : dans les gestes, les réglages, les décisions quotidiennes. Il lisait les anciens comme on lit une carte, non pour s’y abriter, mais pour s’orienter. Puis il allait vérifier. Sur des chevaux réels. Dans des situations réelles. Et c’est là que sa culture prenait sa force : elle devenait méthode.

Sa singularité, précisément, fut d’avoir rappelé que la culture n’est pas un discours : c’est une pratique. Et que l’Équitation de Tradition Française n’a de sens que lorsqu’elle éclaire les commencements, là où tout se joue : l’éducation du jeune cheval, le débourrage. Là où certains voient une étape à “passer”, il voyait une étape à fonder. Fonder un langage. Fonder une relation. Fonder un accord.

On résume parfois sa “méthode” à une manière de faire. C’est plus juste de dire : une manière de penser, appliquée. Une pédagogie de la progression, de la clarté, de la cohérence. Avec une idée centrale, simple et exigeante : chercher la collaboration du cheval. Non pas obtenir une soumission, mais construire une participation. Cela suppose une qualité rare : savoir lire le cheval, accueillir ses réponses, et transformer ce qui résiste en ce qui dialogue.

Dans cette logique, il insistait sur une évidence que beaucoup ont oubliée : rien ne s’apprend à cheval qui n’ait été compris à pied. Avant le mouvement monté, le sens. Avant la performance, la compréhension. Avant l’outil, le code. Il construisait des repères stables, un langage lisible : la traction, la voix, la baguette tenue comme prolongement de la main — non pour punir, mais pour expliquer, pour accompagner, pour rendre possible. À la fin, ce n’était pas la contrainte qui faisait avancer : c’était la cohérence.

Son héritage résonne d’autant plus fort aujourd’hui que la notion de bien-être animal s’impose partout. Nicolas Blondeau n’en faisait pas un slogan : il en faisait une exigence de méthode. L’alliance prime sur la domination, la compréhension sur la contrainte. Et cette alliance, loin d’affaiblir l’équitation, en rappelle la noblesse : elle oblige à être précis, juste, patient, et véritablement savant.

Parce qu’il connaissait la tradition, il savait la moderniser sans la trahir.  Parce qu’il respectait la pratique, il savait l’éclairer par la connaissance — l’observation, les apports de l’éthologie, la réflexion sur le cheval au travail. Cette capacité à relier les mondes — la culture et le terrain, le passé et l’actuel, l’exigence et la douceur — faisait de lui un passeur au sens le plus noble : celui qui transmet sans figer, qui élève sans écraser.  

Pédagogue, il a semé par les livres, mais surtout par la présence : ce que ses élèves retiennent n’est pas seulement un contenu, c’est un style. Une manière de regarder. Une manière de demander. Une manière de tenir l’exigence avec humanité. Ses élèves, en France comme à l’étranger, sont aujourd’hui les porteurs vivants de cette école : une école où la culture n’est pas un patrimoine immobile, mais un outil de justesse.

On dit qu’un ancien qui s’en va, c’est une bibliothèque qui brûle. Nicolas Blondeau a refusé cela. Sa bibliothèque, il l’a ouverte. Il l’a partagée. Il l’a transmise. Son héritage ne s’est pas enfermé dans des reliures : il circule dans les gestes, dans les progressions, dans les méthodes, dans cette façon très particulière de regarder l’œil d’un cheval — non pour y chercher une capitulation, mais pour y reconnaître un accord.

La Commission Culture et Patrimoine de la Fédération Française d’Équitation rend hommage à la mémoire d’un homme dont la grandeur fut de rendre la tradition praticable, et la pratique cultivée. Dans un monde équestre parfois conventionnel, il incarnait une pensée libre, créative, inventive, fidèle à ses principes mais jamais prisonnière d’eux. Que son nom demeure associé à cette vérité simple et profonde : l’équitation est d’abord une relation — et la plus haute forme de maîtrise est celle qui sait écouter, puis demander avec justesse.

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