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Entretien avec François Guyot, président de la commission FFE pour l’équitation western

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FFE
Western
09/01/2026
Entretien avec François Guyot, président de la commission FFE pour l’équitation western
© Sarah M Photographie/Village western

Entretien avec François Guyot, président de la commission FFE pour l’équitation western

François Guyot, président de la commission FFE pour l’équitation western, est le dirigeant des écuries New Way, situées à Saint-Hilaire-de-Brethmas (30), à côté d’Alès. Il est également officiel de compétition - juge National Élite - et formateur de juges. Nous l’avons rencontré début novembre à l’occasion d’Equita Lyon, véritable temps fort pour la discipline, afin d’évoquer avec lui l’équitation western et son développement. 

Pouvez-vous présenter l’équitation western, composée de nombreuses disciplines différentes qui tirent leurs origines du travail dans les ranchs aux États-Unis ? 

L'équitation western, c'est la pratique d'un sport mais aussi une culture qui nous porte. À l’origine, c’est le cow-boy agriculteur, gardien du bétail, dans les ranchs et les plaines de l’Ouest américain. De là, a découlé une race de chevaux, le quarter horse, qui a été établie en 1941, tandis que les standards de l’équitation western ont commencé à être codifiés et les disciplines diversifiées. On va distinguer trois grandes familles, ce qui fait notre richesse : 

  • Les épreuves de vitesse, 
  • Les épreuves de ranch, avec du bétail. 
  • Les épreuves de performance : le reining, le trail, le horsemanship, le showmanship, etc.

Quelles sont les valeurs portées par l'équitation western ?

Pratiquer l'équitation western, c'est avant tout se poser la question de savoir comment son cheval évolue avec nous, s’il est confortable dans son corps. Ces notions de confort et d'inconfort sont exacerbées en équitation western.
Ce sont aussi des valeurs de partage, une équitation à la fois de loisir et de compétition. Tout le monde peut s’y retrouver : un cavalier de loisir qui va aimer pousser des vaches et aura l'impression d'être dans les plaines du Montana, ou qui apprécie randonner avec un cheval sûr dans ses pieds et dans sa tête, un compétiteur féru de vitesse et d’adrénaline, ou qui préfère participer à une épreuve composée de contrats de foulée, de gestion d'allure, de changements de pied, etc.

L’équitation western est par ailleurs ludique et totalement accessible en club…

Cavaliers comme cavalerie gagnent en polyvalence. On recherche plus de légèreté et d’harmonie avec son cheval. Cette pratique apprend à se remettre en question sur l’emploi des aides et de notre poids du corps notamment. Le cheval travaille avec envie et apaisement, très peu de résistance, ce qui est sécurisant et rassurant. On aime dire qu'en équitation western, on ne tombe pas, ce qui peut être un argument pour recruter une clientèle adulte.
Il est possible de pratiquer avec n’importe quel équidé, des poneys et des chevaux de races diverses. Bien sûr, si l’on souhaite évoluer pour aller vers plus de performance, c’est intéressant de s’orienter vers le Quarter Horse ou le Paint Horse, où une vraie sélection génétique s’opère.

“Ce sont les enseignants qui tirent l’équitation western vers le haut”

Pouvez-vous faire un état des lieux de l’équitation western en France ? 

Indéniablement, la région leader en France est l’Auvergne-Rhône-Alpes. Il y a ensuite des régions où la discipline est en développement, par exemple la Bretagne, qui a longtemps été une zone un petit peu déserte. Les Comités régionaux d’équitation se mobilisent pour trouver des solutions afin de dynamiser ces régions où l’équitation western n’est pas ou peu représentée. Une réunion annuelle des responsables régionaux permet d’échanger sur les bonnes pratiques à mettre en place et d'essayer de donner des pistes d’actions. Par exemple, c’est aller taper à la porte des professionnels qui ne sont pas encore adhérents à la FFE, de les attirer pour organiser des concours ou des formations d’enseignants et d’officiels de compétition. Et s'il n'y a pas de professionnels de l’équitation western, cela peut être d’aller dans des poney-clubs et centres équestres dit “classiques” pour motiver des enseignants et leur donner des outils afin de créer une primo accession à l'équitation western.

Quelles sont les raisons qui font de l’Auvergne-Rhône-Alpes une région leader de la discipline ? 

C'est une région leader grâce à une concentration d'enseignants qui permet de densifier de manière incroyable le nombre de cavaliers qui accèdent à la discipline. Cela entraîne par ricochet une augmentation du nombre de participations en concours. Dans ma région, en Occitanie, le professionnel western le plus proche est à une heure et demie de route, tandis qu’en Auvergne-Rhône-Alpes, ils sont tous à une demi-heure les uns des autres ! Cela facilite les échanges. Ce résultat est le fruit d’un travail débuté il y a une trentaine d'années par quelques personnes comme Guy Magnan Romain, qui ont formé des jeunes cavaliers, qui se sont professionnalisés et ont transmis à leur tour.

Tous les ans, Equita Lyon accueille d’ailleurs un pôle western d’envergure, avec des compétitions et des démonstrations. Pouvez-vous nous parler de ce temps fort ?

C'est devenu un lieu incontournable et un des événements majeurs en Europe pour l’équitation western. Les autres sont beaucoup en Allemagne ou en Belgique, nous avons donc la chance d’avoir cela en France. Des épreuves FFE sont emmenées par la commission régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, avec un programme qui s’est mis en place : l’Equita Cup. Un programme de sélection en amont pousse les cavaliers à sortir en compétition, avec comme récompense une participation par équipes pendant Equita Lyon.

Pouvez-vous préciser le rôle de l’enseignant dans le développement de la pratique et de la compétition ?

La qualité de nos jeunes cavaliers progresse d'année en année. Ils sont de plus en plus forts, avec des chevaux de plus en plus dressés, tandis que les établissements se professionnalisent dans leurs équipements, etc. C’est le résultat du travail des années passées ; ce sont les enseignants qui tirent l’équitation western vers le haut. Pour autant, il y a de la compétition qui existe pour tous les niveaux et les “petits niveaux” sont les “grands niveaux” de demain. C’est très important de continuer à proposer des épreuves Clubs car c’est de l’avenir de la discipline dont il s’agit. Les enseignants peuvent construire un projet sportif qui peut avoir comme finalité des épreuves officielles. Grâce à sa motivation, il va amener ses cavaliers à la compétition. Ceux-ci vont grandir, acquérir du matériel et des chevaux, c’est un cercle vertueux. Je suis intimement persuadé que l'enseignant est le cœur des compétitions.
Si un enseignant souhaite se former, je l’invite à se tourner vers sa commission régionale, qui saura l'orienter vers des professionnels autour de chez lui pour l'aider à se développer, à apprendre de nouvelles choses, à être meilleur. Des stages avec des experts fédéraux ou des cavaliers étrangers sont également organisés par la commission fédérale, avec des prix attractifs pour les professionnels qui veulent parfaire leur pratique.

Sur quels points la commission fédérale travaille-t-elle ?

Une de nos attributions est de proposer des évolutions réglementaires ou encore l’intégration de nouvelles disciplines. Il y a aussi la formation des officiels de compétition ou des experts fédéraux ou encore des suggestions de nouvelles actions pour le développement. Je souhaiterais que l’on développe des relations à l'international. En effet, aujourd’hui, les cavaliers peuvent évoluer du niveau Club à celui Amateur. Je pense que nous avons un travail à mener avec nos homologues italiens, belges, allemands, etc. pour essayer de trouver, pas forcément avec la FEI, mais peut-être avec la FITE, un moyen de mettre en place un championnat international qui concernerait le mountain trail. Ce sont des pistes que nous devons explorer.

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